Caractéristiques
- Lieu
Nantes (44)
- Budget
24 608 400 €HT
- Surface
9 508 m² SP (4 120 m² reha, 5 388 m² extension)
- Maîtrise d'ouvrage
Legendre Immobilier
- Missions
BASE

Nantes (44)
Nantes (44)
24 608 400 €HT
9 508 m² SP (4 120 m² reha, 5 388 m² extension)
Legendre Immobilier
BASE
Réhabilitation-surélévation-extension d’un immeuble de 1968 en bureaux. Réhabilitation lourde en site contraint (en centre-ville, parvis de la gare, interface tram et voies ferrées), intervention sous-sol et locaux sensibles d’aiguillage en site occupé, ouvrages enterrés techniques à destination du transfo de la gare
ERP 2e catégorie W, 1e catégorie GA
RT 2012
Toiture photovoltaïque en autoconsommation, réemploi façades marbre
Structure béton, façades verre/béton/aluminium
Silvio d’Ascia (architecte mandataire), TETRARC (architecte associé), Calq Architectes Associés (maîtrise d’œuvre d’exécution), Egis (TCE)
Installé boulevard de Stalingrad, face à la gare nord de Nantes, le projet NAOW transforme un ancien bâtiment de la SNCF en pôle tertiaire mixte et vivant. L’immeuble, construit en 1968, est au cœur du vaste réaménagement du pôle d’échanges multimodal et participe à la renaissance du secteur gare.
Le projet s’appuie sur un parti clair : prolonger l’écriture moderniste du bâtiment existant tout en lui offrant un nouveau souffle. Le marbre Verde-Viana de la façade, soigneusement restauré, conserve la mémoire d’un geste architectural d’époque. L’extension vient se greffer à l’est avec sobriété, reprenant la volumétrie et les proportions originelles. Un attique vitré, en porte-à-faux, vient coiffer l’ensemble et lui confère une présence iconique dans le paysage urbain. Ce nouveau volume constitue un signal visible depuis la ville et les voies ferrées.
Le bâtiment se déploie en trois séquences verticales :
L’extension redonne une façade urbaine au boulevard Stalingrad et marque le début de la recomposition de l’îlot. Les façades sont traitées selon une logique de continuité : restauration des matériaux existants, mise en valeur de la fresque nord, trames vitrées et métalliques en cohérence avec l’écriture moderniste. La faille vitrée qui relie l’ancien et le neuf souligne le dialogue entre héritage et contemporain.
La transformation de la tour s’est inscrite dans un contexte technique exceptionnel. Situé au contact direct des voies ferrées et du tramway, le projet a nécessité une réhabilitation lourde en site contraint, au cœur d’un environnement ferroviaire sensible et maintenu en activité pendant toute la durée des travaux.
Le sous-sol du bâtiment A, conservé, abrite notamment un poste de transformation de 120 m² et une sous-station alimentant l’ensemble de la gare, ainsi que deux locaux d’aiguillage pilotant le trafic ferroviaire de tout l’ouest de la France. Ces espaces techniques stratégiques, maintenus en fonctionnement, ont imposé une intervention d’une extrême précision. La démolition de la superstructure existante — plusieurs milliers de tonnes — s’est accompagnée d’un travail minutieux de lestage pour éviter tout soulèvement de l’infrastructure, le sous-sol cuvelé étant situé au contact immédiat de la nappe phréatique et à proximité des lignes TGV.
La construction du nouveau bâtiment en R+7 + mezzanine s’implante au-dessus de ce socle conservé, dans une logique de superstructure enjambant les locaux techniques. Une poutre-voile monumentale de cinq mètres de hauteur reprend les charges et permet de libérer les volumes sensibles en dessous. Les contraintes d’accès et la configuration du site ont conduit à privilégier un dispositif mixte de fondations profondes : 75 micropieux ancrés jusqu’à 18 mètres ont été réalisés, la descente des engins traditionnels étant impossible dans le sous-sol existant datant de 1969.