Caractéristiques
- Lieu
Nantes (44)
- Budget
17 200 000 €HT
- Surface
6 120 m² SP
- Maîtrise d'ouvrage
Ville de Nantes
- Missions
BASE + EXE + Étude d’impact bruit + OPC + SSI + Scénarii adaptation projet

Nantes (44)
Nantes (44)
17 200 000 €HT
6 120 m² SP
Ville de Nantes
BASE + EXE + Étude d’impact bruit + OPC + SSI + Scénarii adaptation projet
Construction d’un ensemble monumental intégrant une halle industrielle et un blockhaus comprenant une salle de concert 1 200 places (900 gradins mobiles, 300 fixes) et promenoir périphérique, 16 studios de répétition, 1 studio d’enregistrement, 1 salle 400 places debout, 1 centre de création et d’expérimentation numérique, 1 espace de création multimédia, 1 centre de ressources consacré aux musiques actuelles, 2 espaces de restauration, jardin expérimental, loges, bureaux et locaux techniques
RT 2005
HQE Très Performant cibles : 4, 8 | Performant cibles : 2, 3, 4, 10, 12
Construction en béton, double charpente métallique, isolement acoustique renforcé. Principe de “boîte dans la boîte” pour les salles de diffusion. Construction en béton, double plancher sur ressorts pour le studio.
TETRARC (architecte mandataire) + CMB (économie) + Serba (structure) + Area Études (fluides) + ICR (SSI), Area Canopée (HQE) + Atelier ROUCH (acoustique) + Architecture & Technique (scénographie)
1% artistique : Michaël Sellam – Shake, Baby, Shake
Lauréat Archi Design Club Awards 2014, catégorie «Théâtres, Salles de Spectacles»






La Fabrique s’inscrit dans un site fortement marqué par l’histoire des chantiers navals de Nantes. Entre les nefs Dubigeon, leurs excroissances de béton, le tracé d’un ancien canal et la présence massive d’un bunker, le projet investit un territoire porteur de traces techniques et humaines encore très lisibles. L’architecture s’appuie sur cet héritage industriel pour en faire le socle du projet.
Les références au monde naval et industriel structurent l’écriture architecturale : volumes puissants, formes biaises évoquant coques et proues, structures apparentes, enveloppes métalliques. Cet univers fait écho à la mémoire sonore des chantiers et entre en résonance avec la vocation musicale et créative de l’équipement.
Implantée à l’angle des boulevards Léon Bureau et de la Prairie aux Ducs, La Fabrique rend immédiatement lisibles les trois composantes majeures de son programme : un espace d’accueil ouvert sur l’espace public, deux salles de spectacles complémentaires (Maxi et Micro) et un ensemble de bureaux et de studios dédiés à l’accompagnement des artistes. Cette lisibilité s’accompagne d’une architecture expressive, fondée sur le travail du métal plié et assemblé, enveloppant des volumes intérieurs rigoureusement fonctionnels.
Adossée aux nefs Dubigeon, La Fabrique s’approprie leurs colonnes de béton pour créer un vaste hall traversant et lumineux. Accueillant la billetterie, le bar-restaurant et les fonctions d’accueil, cet espace assure une continuité fluide avec les Machines de l’Île et les parcours du Quartier de la Création. Il constitue un espace public couvert, apaisé, en amont de l’expérience du spectacle.
Le volume des salles s’affirme frontalement sur le boulevard Léon Bureau comme un repère urbain. Habillé de métal et largement percé, il accueille la salle Maxi de 1 200 places et la salle Micro de 200 places, complétées par des espaces d’expérimentation sonore et multimédia. L’architecture laisse percevoir la technicité des équipements tout en installant des ambiances intérieures adaptées à l’intimité ou à l’intensité des performances.
Sur le socle massif de l’ancien bunker, évidé et réinterprété, s’élève une tour signal regroupant bureaux et studios dédiés à Trempolino. Ce volume vertical affirme la dimension urbaine et symbolique du projet. À sa base, des espaces ouverts au public — café culturel et terrasse — prolongent l’activité artistique par des moments de rencontre plus intimistes.
La Fabrique joue du contraste entre l’horizontalité des volumes des salles et l’élan vertical de la tour. Les enveloppes métalliques, pleines ou ajourées, filtrent la lumière, animent les façades et composent une architecture événementielle, lisible de jour comme de nuit. L’ensemble dialogue avec les nefs Dubigeon, les équipements voisins et la ligne de ciel de la métropole nantaise.